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Histoire religieuse
 
Le finage Le patrimoine Les Orgues Nos curés  A propos
 
 
Jusqu'en 1802, Bettlach était filliale de la paroisse  LULLISKIRCH, dont le patron et collateur était dès 1136, le chapitre de St.Ursanne (Jura Suisse).
Depuis 1802, Bettlach et Linsdorf forment une paroisse du doyenné de Ferrette, et de l'évèché de Strasbourg. Le sanctuaire de St. Blaise (ancienne Lulliskirch) est l'église paroissiale des deux villages.
 église de nuit clocher 
 

Le finage (ban) Saint-Blaise Lulliskirch 

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Le hameau de St. Blaise, où se trouve l'église paroissiale de Bettlach et Linsdorf, est situé aux confins des bans de Bettlach, Linsdorf et Oltingue et de ce fait partagé administrativement entre ces trois communes.
La première mention du hameau est faite en 1139, date à laquelle le Pape Innocent II confirme la possession (Parachio Lunarischilche cum ecclesia) au chapitre de St. Ursanne. En 1178 le Pape Alexandre III renouvelle cette confirmation. En 1289 il est question d'un certain WEZELO, Vicarius in Lulleskilch. En 1398, Johann KITTELATE est nommé Curé à Lullestorf, l'église s'appelait alors LULLISKIRCH.

En 1314 l'évèque de Bâle GERHARD, rejetant les prétentions du Grand St Bernard, confirme le droit de collation de la Lulliskirch, avec tous les droits, biens et revenus qui s'y attachent, au chapitre de St. Ursanne.

En 1375, l'église est appelée "Lulletzkilch".

 
 église de StBlaise
En 1484, le prêtre Jacob Jung est nommé curé de l'église "Sancto Blasio". L'église actuelle est construite sur l'emplacement d'un sanctuaire édifié en 1482 par le chapitre de St.Ursanne, sanctuaire lui même contruit sur une chapelle plus ancienne; la base du clocher datant du XIIème siècle.
L'église construite en 1482 sous le mandat de M de Halweil (Halwyl), prévot de l'église collégiale de St.Ursanne, ainsi que la maison curiale ont été sérieusement endommagées par la guerre de Trente ans (1618-1648) Aussi le prince évèque de Bâle, Jean François Schoenau, demanda au chapitre de St.Ursanne de céder au curé les biens dotaux jusqu'en 1660, et aux décimateurs ( le prévot du chapitre de la cathédrale de Bâle , les nobles de Romersthal, de Reichenstein, de Flaxlanden et Zue Rhein) d'abandonner au curé la moitié de la dîme qui leur revient sur le territoire des villages de Bettlach Linsdorf et Fislis afin que celui-ci puisse reconstruire la maison curiale et réparer l'église. L'église fut restaurée en 1688 sous le mandat de Jean- Frédéric de Grandwiller, prévot de St.Ursanne. Cependant, un peu moins d'un siècle après, le sanctuaire était a nouveau dans un piteux état (les fenêtres cassées, la toiture percée de sorte que la pluie tombe en différents endroits de l'église).
 
 église de St.Blaise
Le 29 avril 1774, Jean Wolff, recteur de St-Blaise, qui avait l'intention de faire démolir l'édifice et le remplacer  par un édifice plus grand, demande à l'évèque de constater officiellement l'état de délabrement de l'église et de mettre les collateurs et décimateurs devant leurs responsabilités. Sur l'ordre de l'évèque, Jean-Baptiste Fritz, curé de Hagenthal, procède à la visite canonique de l'église. Suite à cette visite, l'église fut interdite au culte qui sera célébré dans une grange. Les seigneurs décimateurs spécifient que la restauration de l'église n'est pas leur affaire mais celle du chapitre de St.Ursanne qui jouit de la dote de l'église. 
 
 
 
manuscrit 1770 disant la Collégiale de St. Ursanne patron de St.Blaisemanuscrit demande d'édification église
 
Depuis le début du XVIIème siècle, les habitants de Fislis, qui ne cessaient de faire des démarches pour que leur village devienne autonome, avaient finalement obtenu de l'évèque de Bâle Joseph Guillaume Rinck de Baltenstein la présence d'un vicaire à Fislis. Ayant édifié une église à Fislis même, ils ne s'estimaient pas tenu de participer à la reconstruction de l'église de St.Blaise.

Les notables de Bettlach et de Linsdorf se déclarèrent prêts à contribuer pour la moitié à la reconstruction de la Lulliskirch.
Le prévot de St. Ursanne refusa d'optempérer. En Juillet 1774 les décimateurs acceptèrent de financer certaines réparations du presbytère.
Les notables et habitant de Bettlach et de Linsdorf, se retrouvant seuls à supporter les charges de reconstruction de la Lulliskirch, déposèrent un recours devant le Conseil Souverain d'Alsace (29 avril 1775).
Les décimateurs de la communauté de Fislis furent condamné à contribuer à la reconstruction de l'église. Celle-ci fut achevée en 1781. Elle sera rénovée totalement de 1968 à 1978.
Autour de l'église s'est élevé un village qui portait le nom de Lillisdorf ou Lullisdorf. Les couvents de Bellelay (Jura bernois), Ste Claire, le Steinenkloster et les Seigneurs de Rothberg y avaient des possessions. Cet habitat a disparu au milieu du XV ème siècle, certainement lors de la guerre qui opposait les confédérés aux Habsbourgeois (1467-1468). St Blaise et Linsdorf en seraient les vestiges. 
 
   
Patrimoine artistique 
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L'église de St-Blaise renferme un maître-autel baroque surmonté d'un tableau représentant St. Blaise, oeuvre de Martin Feuerstein (né à Barr en 1856, décédé à Munich en 1931).
Cette église possède également quelques oeuvres de Carlo Limido, notamment les tableaux des autels latéraux, le chemin de croix (copie d'après Feuerstein) et une fresque représentant le couronnement de la Vierge Marie.
 maitre autel baroque avectableau représentant St.Blaise de Martin Feuerstein
 
L'Orgue Callinet bref historique 
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Le premier orgue de Bettlach-Linsdorf provenant du facteur d'orgue suisse Anton Frantz de Liesberg fut vendu et transféré en 1844 à Geispitzen. Après la tradition des orgues Silbermann des années 1700, vint la dinastie des Callinet de Rouffach, dont l'aire fut immense, allant du Haut-Rhin à Marseille en passant par la Suisse, la Meurthe et Moselle... La production inégale ne compte pas moins de trois cent ouvrages dont celui de St.Blaise.
Alors que l'Orgue d'Oltingue fut réalisé en 1843 par les deux frères Joseph et Claude Ignace, le 29 octobre 1843 Joseph Callinet présenta un devis pour l'orgue de St.Blaise où il apposa son propre nom "Callinet ainé" Ce fut la première manifestation publique de la séparation des frères Callinet. L'orgue de St.Blaise fut réceptionné le 25 octobre 1844.
Un mois plus tôt, le 24 septembre 1844 Joseph Callinet reçu à Lutter, où il montat également un orgue, la visite du facteur d'orgue parisien Cavaille-Coll; celui-ci devant l'étonnement de trouver de tels instruments dans de tous petits villages prononça la phrase devenue historique: "l'Alsace est le pays des Orgues".
Après la guerre, l'orgue Callinet de St.Blaise a été adapté au gout musical de l'époque. En 1942 le facteur "Georg Schwenkedel von Strasburg-Koenigshofen" ajouta un récit expressif, installa une traction électropneumatique et supprima un certain nombre de jeux Callinet. Par la même occasion, il a été passé commande au sculpteur Raphaël Brütschy de Rappolsweiller (Ribeauvillé) d'un ornement de buffet: quatres ailes (jouées) en chène massif ainsi qu'un ornement du dessous du positif de dos avec un angelot. "Sodass die nun fertiggestellte Orgel, ein Schmuckstück der Kirche herstellt" (de façon a ce que l'Orgue ainsi achevé représente le joyau de l'église). C'était certainement ce qui a le plus réussi dans la transformation de l'orgue, l'effet des ornements est positif et réussi et ce jusqu'aujourd'hui. Mais hélas le reste moins... 
 
L'Orgue fut inauguré le 30 mai 1943, ce jour une première panne perturba la messe d'inauguration (source facteur d'orgue Hugin ouvrier en son temps chez Schwenkedel et travaillant sur place. Il faisait l'entretien durant de longues année  sur l'ouvrage sous le règne de feu le curé Joseph Joder)
Très vite L'instrument se dégrada. Le chauffage aidant et quelques infiltrations d'eau dans les sommiers, un départ de feu lors d'une messe ont  été les vecteurs de la mise hors service totale de l'instrument . Il fut remplacé provisoirement, par un syntétiseur, le temps de rénover l'église et surtout dans l'optique de restauration. En 1986 une restauration fut envisagée par les deux communes propriétaires. L'association  des Amis de l'Orgue Callinet mise sur pied sous l'impulsion de feu Mr le curé Raymond Brender est devenue active. Le 30 juin 1988 le projet de rénovation fut réalisé. Grâce à l'acharnement d'une équipe de bénévoles amoureux de cet instrument et surtout par la grande compétance de l'équipe du facteur d'orgue Mr. Gaston Kern que l'on nomme "le grand connaisseur des Callinet". L'instrument retrouva son éclat de beauté et  son entière authenticité grâce à la remise à l'état d'origine, tel l'avait pensé et conçu Joseph Callinet, il y a plus de 160 ans.
 
Président fondateur Claude Rey Gaston Kern maître facteur orgue Curé Raymond Brennder conseiller général Pierre Brand Libis J.Pierre maire de Linsdorf maire de Bettlach Flota J.ch.
 
 
 Orgue Callinet buffet
orgue callinet de biais avec consile de jeux
 
  
Nos curés de 1782 à 1933
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HELLSTEIN Blaise Georges
(01 décembre 1792-15 septembre 1802)
Né à Bettlach le 11 février 1749 est vicaire à Ligsdorf le 28 décembre 1773, vicaire à St. Blaise le 25 novembre 1782, curé de St.Blaise, son village natal le 11 frimaire de l'an I (01 décembre 1792). Emigre puis revient à Bettlach. Il adhère au concordat comme curé de St.Blaise le 23 vendémaire de l'an XI (15 octobre 1802) Est curé de Muespach le haut le 01 janvier 1817 et y décède le 07 février 1827 à l'âge de 78 ans.
 
 maison natale du Curé Hellstein Blaise Georges
FROEHLY Pierre
(03 juillet 1803 - 15 mars 1826)
Né à Feldbach le 30 juin 1764 est vicaire puis curé à Koestlach. Il adhère au concordat comme Curé de Koestlach le 23 brumaire de l'an XI (14 novembre 1802), est curé de St Blaise le 16 messidor de l'an XI (03 juillet 1803) et décède à Bettlach le 15 mars 1826
 
MONNA Jean
(17 juin 1826 - 01 octobre 1826)
 
Vicaire à Ferrette est nommé curé de St.Blaise le 17 juin 1826 quitte la paroisse pour être curé à Oberlarg le 01 octobre 1826 et sera vicaire à Traubach le haut le 31 juillet 1831. 
 
GARY Georges
(01 octobre 1826 - 01 septembre 1880.
Né à Mutzig le 20 septembre 1799 Vicaire à Ribeauvillé puis à Traubach le haut. Curé de St.Blaise le 01 octobre 1826. Après 54 années de prétrise à Bettlach-Linsdorf il se retire sur place le 01 septembre 1880 et décède à Bettlach le 31 avril 1885.(sa sépulture est toujours sur place) tombe N° 2.05

 tombe Georges Gary
VOEGELY François Xavier
(01 septembre 1880 - 04 juillet 1888)
Né à Michelbach le haut le 07 décembre 1846, il sera vicaire à Turkheim le 03 novembre 1871 puis à Mulhouse le 08 mars 1873. Est nommé curé de la paroisse St.Blaise le 01 septembre 1880, quitte nos deux village pour Aspach le Haut  le 04 juillet 1888, où il décède le 24 avril 1893.
 
DEIBER François
(15 juillet 1888 - 16 août 1909)
Né à Schweighouse le 23 décembre 1830, est nommé vicaire à la Wanzenau le 29 janvier 1856, puis à Fessenheim le 24 décembre 1856, à Fréland le 05 avril 1858 puis il se raproche de notre sundgau, est nommé à Carspach le 23 février 1860 et sera vicaire à Dornach le 07 juin 1861, sera enfin nommé curé de Bretten le 18 aoùt 1866, il ira à Froenigue le 18 juillet 1875 et est nommé curé de St.Blaise le 15 juillet 1888. Se retire dans cette paroisse le 01 juin 1909 et décède moins d'une année plus tard le 01 juin 1910  comme octogénaire.
 
SCHULTZ Jean-Baptiste
(16 aoùt 1909 - 11 aoùt 1933)
Né à Brunstatt le 25 janvier 1869 est nommé vicaire à Liepvre le 10 novembre 1897 puis à Sainte Marie aux Mines le 10 novembre 1899.Il sera vicaire à Dannemarie le 26 juin 1903 et est nommé curé à Hunawihr le 01 aoùt 1907. Il revient dans le Sundgau et est curé de St.Blaise a partir du 16 aoùt 1909 et se retire dans son village natal de Brunstatt le 11 aoùt 1933 et décède  le 14 novembre 1940 à Durmenach. 
   
Nos derniers six curés, de 1933 à ce jour
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1933/1937 Théodore Michel 1937/1947 Ernest Eberhard 1948/1969 Joseph Joder 1969/1987 Raymond Brennder 1988/2006 Jean Keiflin 2006 a ce jour Michel Deck doyen
 

La constitution et le clergé 1789-1790

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A propos du curé Hellstein
Un décret prit à la suite des décisions de la nuit du 4 août 1789 (abolition de tous les privilèges, de tous les particularismes) supprime la dîme et tous les privilèges dont jouissaient les représentants de l’Eglise en Alsace. Les biens de l’Eglise sont nationalisés : près de 25% du territoire de la Basse Alsace et 17% de la Haute Alsace.
 
En 1790 on impose à tous les ecclésiastiques de prêter serment à la Constitution. Devant le refus des prêtres du diocèse de Strasbourg, des sanctions radicales ont été décidées contre les récalcitrants : internement et expulsion de l’Alsace pour ceux qui se soustrairont à cet internement.
 
Les prêtres réfractaires du Bas-Rhin (91%) et ceux du Haut-Rhin (49%) choisissent l’exil et se réfugient à l’étranger (Palatinat, pays de Bade, Suisse). Ceux qui ont choisi de demeurer auprès de leurs paroissiens, pourchassés et traqués, exercent leur apostolat dans des conditions périlleuses. Cachés le jour dans des foyers amis, entourés et protégés par la population complice, ils s’aventurent dehors la nuit pour célébrer clandestinement la messe et administrer les sacrements. Dans notre Sundgau, plusieurs d’entre eux mourront sur l’échafaud.
 
C’est dans ce contexte historique que se place l’anecdote mentionnée par A. KESSLER dans l’ouvrage « Chroniques de Magstatt-le-Bas et Magstatt-le-Haut ».
 
Un certain gendarme dénommé Guillaume avait participé activement, dans notre région, à la poursuite, des prêtres réfractaires et de leurs complices.
 
Le curé HELLSTEIN, natif de Bettlach, décédé à Muespach-le-Haut en 1827, raconte l’épisode suivant concernant ledit gendarme.
 
A cette époque, l’abbé HELLSTEIN était souvent caché dans sa maison natale à Bettlach aujourd’hui propriété de la famille SIMON Bruno (rue de la Fontaine). Pour parer à tous les dangers, on avait aménagé dans sa chambre, derrière le lambris en bois, un passage vers un abri creusé dans le foin.
 
Une nuit, on avertit HELLSTEIN de l’arrivée des gendarmes. En vitesse le prêtre releva les planches du lambris qui cachaient le passage, se glissa dans l’abri et referma l’ouverture. Les gendarmes entrèrent dans la pièce, mais constatèrent qu’il n’y avait personne. Le gendarme Guillaume cependant découvrit le lit et dit : « Il n’est pas loin, le lit est encore chaud ! » Ils fouillèrent toute la maison mais ne trouvèrent rien.
 
Environ 15 ans après la Révolution, alors que HELLSTEIN était curé à Muespach-le-Haut, le gendarme Guillaume vint chez lui et dit : « De passage dans ce village, je ne pouvais pas m’empêcher de vous rendre visite ». « Eh bien ! répondit le prêtre, c’est très bien de votre part de me rendre visite à nouveau, cela fait déjà bien longtemps depuis la dernière fois : c’était à Bettlach lorsque vous vouliez m’arrêter et que vous avez dit: le lit est encore chaud ! » «Ah ! monsieur le curé, déclara le vieux pécheur, j’ai dit ça devant mes compagnons, mais même si nous vous avions trouvé, nous ne vous aurions pas arrêté. » « Je ne vous crois pas, répondit HELLSTEIN, vous m’auriez arrêté comme vous l’avez fait à d’autres, mais je vous ai pardonné.
 
Le curé restaura amicalement le gendarme et parla à sa conscience. Après quoi, le pauvre pécheur s’en alla en larmes, promettant de faire pénitence et de changer de vie.
source  album de l'an 2000 de Bettlach
LES CLOCHES DE DE SAINT-BLAISE
Juin 1986 rapport du Chanoine RINGUE (20 janvier1922 / 07 avril 2009 expert en campanologie de l’évêché de Strasbourg, après la visite du clocher de notre église en présences des représentants de nos deux municipalités (Jean-Pierre LIBIS et J. Christophe FLOTA maires respectifs))
Ces cloches ont été fondues à diverse époque et par différents fondeurs
La plus grande, qui est aussi la plus ancienne, date de 1496. Née de père inconnu (jusqu’ici du moins) elle offre les caractéristiques des cloches de la fin du moyen âge : profils lourds, ornementation discrète, inscription fréquente à cette époque : « O REX GLORIAE CHRISTI VENI CUM PACE ».
Son diamètre est de 1193 mm et sa nominale: le Fa # 3 (+ 5/6ème de ½ ton).
cloche 1 de 1496 de père inconnu
 
La seconde, placée à l’étage inférieur du beffroi, date de 1925. Elle fut coulée par la maison CAUSARD de Colmar
Son diamètre est de 978 mm et sa nominale: le Sol # 3 (- 7/16ème de ½ ton).
cloche 2 1925
 
La troisième, fut coulée en 1825 par la fonderie BENDER de Thann.
Son diamètre est de 984 mm et sa nominale: le Do # 3 (- 4/16ème de ½ ton).
 cloche 3 1825
 
La quatrième, date de 1925. Coulée par CAUSARD de Colmar, en même temps que la seconde
Son diamètre est de 718 mm et sa nominale : le Do # 4 (-1/16ème de ½ ton)
 cloche 4 1925
Un coup d’œil rapide sur les indications que je viens de donner montre que la ligne des nominales, (ou note au coup) n’est pas juste : Fa #+5, Sol# -7, La #-4 et Do# -1.
La dissonance entre les cloches 1 et 2 est particulièrement frappante, (il s’agit plus d’un ton entier mais presque d’un demi ton.
            Il faut dire aussi que les cloches 1 et 3, construites en profils lourds étouffent les deux autres  construite en profils légers. J’en veux pour preuve le fait que le diamètre de la cloche 3 (984mm) est plus large que la cloche 2 (978 mm), attestant ainsi que cette cloche 3 est plus lourde que la cloche 2. Logiquement ce devrait être le contraire.
            L’analyse (à l’aide de diapasons gradués de BARTHELMES) de ces quatres cloches atteste que leurs partielles ne sont pas conforme aux normes actuellement requises. Les cloches 1 et 3 ne sauraient toutefois être modifiées. Elles témoignent chacune d’une époque et doivent être conservées telles quelles. Les imperfections de la cloche 4 (tierce, quinte, octave grave fortement rabaissées) lui donnent un caractère moyenâgeux qui s’accorde assez bien avec les sonorités des cloches 1 et 3. Donc a conserver.
Pour donner plus de justesse et de musicalité, il faudrait par contre remplacer la cloche 2 par une cloche donnant le Si 3 (- 2/16ème de ½ ton), voire une cloche donnant le Ré # 4 qui pourrais trouver place à l’étage supérieur du beffroi. On éviterait ainsi qu’elle soit étouffée par ses trois sœurs.
 
                                                                                              Signé Jean Ringue (1986)
(crédit texte BM N°14/1986 - crédit cartes/photos Henri Libis/Fl. J.Ch.)
Chanoine Jean Ringue campanologue
1925 bénédiction des cloches 3 et 4
inscriptions cloche 2
  
       
 
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